Médecine

Vendredi 24 mars 2006

Infection par le virus de la grippe aviaire de type A (H5N1) chez l’homme

Un virus épizootique sans précédent de la grippe aviaire de type A (H5N1), hautement pathogène, a franchi la barrière des espèces en Asie, provoquant de nombreux décès humains, et constitue une menace pandémique croissante.

Ce résumé décrit les caractéristiques de l’infection humaine par le virus de la grippe de type A (H5N1) et passe en revue les recommandations pour la prévention et la prise en charge clinique présentées en partie lors de la récente réunion de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur la prise en charge des cas et la recherche sur la grippe humaine A/H5, qui s’est tenue à Hanoi du 10 au 12 mai 2005.

Comme il subsiste de nombreuses questions cruciales, il est vraisemblable que ces recommandations seront modifiées.

La survenue de la grippe humaine A (H5N1) dans le Sud-Est Asiatique (Tableau 1) a évolué parallèlement à d’importantes épidémies de grippe aviaire de type A (H5N1), même si les épidémies aviaires de 2004 et 2005 n’ont que rarement induit une maladie chez l’homme. Le plus grand nombre de cas a été enregistré au Vietnam, en particulier pendant la troisième vague toujours en cours, et le premier décès humain a été récemment rapporté en Indonésie. Les fréquences de l’infection humaine n’ont pas été déterminées, et on a besoin d’urgence d’études de la séroprévalence. La distribution géographique en expansion des infections par le virus de la grippe aviaire de type A (H5N1) avec de récentes épidémies au Kazakhstan, en Mongolie et en Russie, indique que davantage de populations humaines sont à risque.

La grippe humaine se transmet par inhalation de gouttelettes infectieuses ou de noyaux de gouttelettes, par contact direct et, peut-être, par contact indirect (fomites), avec auto-inoculation dans les voies respiratoires supérieures ou la muqueuse conjonctivale.On n’a pas défini l’efficacité relative des différentes voies de transmission. En ce qui concerne la grippe humaine A (H5N1), les données dont on dispose jusqu’à pré sent correspondent à une transmission de l’oiseau à l’homme, éventuellement de l’environnement à l’homme, et à une transmission interhumaine limitée, non soutenue.

transmission de l’animal à l’homme

En 1997, une exposition à de la volaille vivante dans la semaine précédant le début de la maladie a été associée à la maladie chez l’homme, alors qu’il n’y avait aucun risque significatif lié à la consommation ou à la préparation de produits de volaille ou à l’exposition à des personnes atteintes de grippe de type A (H5N1).

L’exposition à des volailles malades et l’abattage d’oiseaux ont été associés à une séropositivité pour la grippe de type A (H5N1) (Tableau2). Récemment, la plupart des patients ont présenté une histoire de contact direct avec de la volaille (Tableau3), bien qu’il ne s’agisse pas des personnes impliquées dans l’abattage en masse de volailles.

Le plumage et la préparation d’oiseaux malades, la manipulation de coqs de combat, le fait de jouer avec de la volaille, en particulier avec des canards infectés asymptomatiques, et la consommation de sang de canard ou éventuellement de volailles mal cuites ont tous été impliqués.

Une transmission aux félidés a été observée lorsqu’on a donné des poulets infectés crus à manger à des tigres et des léopards dans des zoos de Thaïlande et à des chats domestiques dans des conditions expérimentales. Dans ces conditions, on a découvert une transmission inter-félidée. Certaines infections ont pu être déclenchées par l’inoculation pharyngée ou gastro-intestinale du virus.

La suite est à lire dans le PDF de l'article du NEJM en Français 

Par member RJP
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 25 mars 2006
Définition de cas possible de grippe aviaire H5N1
Institut de veille Sanitaire Mise à jour au 22/03/2006
 
Une personne présentant un syndrome respiratoire aigu bénin ou modéré (fièvre>38° et toux et/ou dyspnée), devient un cas possible si dans les 7 jours avant le début de ses signes,
 
1. elle est revenue d’un pays (ou régions) avec épizootie et cas humains et a eu un contact prolongé, répété et/ou à moins d’un mètre avec des oiseaux domestiques ou sauvages, vivants ou morts, ou leurs fientes
 
 Ces pays sont à ce jour : Azerbaïdjan, Cambodge, Chine (provinces d’Anhui, Fujian, Guangxi, Hunan, Jiangxi, Liaoning, Sichuan), Egypte, Indonésie, Irak, Vietnam, Thaïlande et Turquie
 
 2. elle a eu en France métropolitaine un contact direct soit avec des oiseaux sauvages malades ou morts soit avec des oiseaux dans un élevage contaminé ou fortement suspecté de l’être, dans un département où le virus H5N1 a été identifié. Ces départements sont à ce jour : Ain, Bouches du Rhône
 
3. elle a eu des contacts très proches et répétés avec un cas humain confirmé de grippe H5 ou fortement suspecté (détresse respiratoire aigue sévère ou décès inexpliqués dans les pays touchés).
 
4. elle a eu une exposition professionnelle avec des prélèvements biologiques, d’origine animale ou humaine, infectés ou présumés infectés par le virus H5N1
 
 
 
Une personne présentant au décours d’un syndrome grippal une détresse respiratoire aiguë (cycles respiratoires >30/mn, fréquence cardiaque > 120/mn, PA systolique < 90 mm de Hg), devient un cas possible si dans les 7 jours avant le début de ses signes,
 
 1. elle est revenue d’un pays (ou région) où sévit l’épizootie liée au H5N1, avec ou sans contact avec les oiseaux. Ces pays sont à ce jour : Albanie, Afghanistan, Azerbaïdjan, Cambodge, Cameroun, Chine, Chypre, Egypte, Inde (états du Maharastra et Gujarat), Indonésie, Irak, Israël, Malaisie, Myanmar, Niger, Nigéria (zone nord), Pakistan, Roumanie, Russie (région de Kurgan, Tcheliabinsk et république de Daghestan), Thaïlande, Turquie, Ukraine et Vietnam.
 
2. elle est revenue ou a séjourné dans un pays sans épizootie mais avec du virus H5N1 détecté récemment chez les oiseaux sauvages et a eu un contact direct avec des oiseaux, malades ou morts. Ces pays sont à ce jour la France métropolitaine mais aussi : Allemagne, Arabie Saoudite, Autriche, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Danemark, Géorgie, Grèce, Hong-Kong, Hongrie, Iran, Italie, Kazakhstan, Pologne, Russie, Serbie-et-Monténégro, Slovaquie, Slovénie, Suède et Suisse.
 
3. elle présente les critères de définition de cas décrits dans le paragraphe ci-dessus pour syndrome respiratoire aigu bénin ou modéré
 Remarques A ce jour, aucun cas humain de grippe aviaire contaminé à partir d’oiseaux sauvages n’a été documenté. Tant qu’un cas possible n’est ni exclu ni confirmé, il est considéré comme "en cours d’investigation". Cas exclu : Un cas suspect est exclu s’il ne rentre pas dans la définition de cas. Un cas possible est à priori exclu si les résultats de l'investigation biologique sont négatifs (absence d'infection à H5N1). Cas confirmé : Cas possible ayant été confirmé biologiquement comme une infection liée au virus grippal de type H5N1 par les laboratoires agréés et CNR-grippe1
Par membercAt
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 28 mars 2006
Par member RJP
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 30 mars 2006
GRIPPE AVIAIRE HUMAINE: UN TAUX DE MORTALITE PLUS IMPORTANT QUE PREDIT, selon les recherches effectuées après l'épidémie au Cambodge.
 
 

Mild H5N1 cases weren’t missed in Cambodian outbreak

AU CAMBODGE, PENDANT L'EPIDEMIE LES CAS DE FAIBLE PREVALENCE N'ONT PAS ECHAPPE A LA VIGILANCE

Mar 27, 2006 (CIDRAP News) – Researchers who looked for mild or asymptomatic human cases of H5N1 avian influenza following an outbreak in Cambodia last year didn't find any, challenging the view that human cases have gone undetected, according to findings presented last week.

A la suite de l'éruption de l' épidémie de H5N1 l'an dernier au Cambodge, les scientifiques qui cherchaient des cas humains "doux"ou asymptomatiques n'en ont trouvé aucun, défiant quiconque de déceler des cas humains non détectés.

The research described Mar 20 at the International Conference on Emerging Infectious Diseases in Atlanta implies that surveillance for human cases might be more effective than some experts assumed, according to a story by the Canadian Press (CP). However, the findings also imply that the case-fatality rate for avian flu is higher than some experts thought.

Suite à la recherche décrite au congrès des maladies infectieuses qui s'est tenu à Atlanta le 20 mars dernier, celle-ci sous-entend que la surveillance des cas humains doit être plus efficace que ce qui était supposé par certains experts. le taux de mortalité de la grippe aviaire est bien plus élevé que ne le pensent certains experts.

Dr. Philippe Buchy and his colleagues at the Institut Pasteur in Phnom Penh last spring tested blood samples from 351 residents of a Cambodian village where poultry and one person had died of avian flu, the CP reported. No signs of antibodies to H5N1 were found in the samples, indicating the residents had not suffered even mild cases of avian flu.

Le Dr. Philippe Buchy et ses collègues de l' Institut Pasteur de Phnom Penh ont testé des échantillons de sang de 351 habitants d'un village cambodgien, où la volaille, ainsi qu'une personne, étaient décédés de la grippe aviaire. Ils n'ont trouvé aucun anticorps de H5N1, signifiant que les habitants n'avaient pas souffert de la forme faiblement pathogène de la grippe aviaire

Some of the people tested had "significant" exposure to poultry or infected people, the story said. For example, a doctor who inserted a tube down an H5N1 patient's windpipe without wearing any protective gear did not show any antibodies indicating infection. The same was true for other healthcare workers, including two veterinarians who had autopsied H5N1-infected birds. The healthcare workers did not know at the time they were dealing with avian flu cases.

Le récit dit que certaines personnes testées avaient une exposition "significative" à la volaille ou à des gens infectés: par exemple un médecin ayant intubé un patient dans la trachée, sans gants ni équipement de protection, n'a présenté aucun anticorps indiquant l'infection. Idem pour des infirmiers et 2 vétérinaires qui ont autopsié des volailles contaminées au H5N1 (à l'époque ils ignoraient qu'il s'agissait de ce virus).

"We didn't find any cases of H5N1, so nobody seems to have been asymptomatic or with mild symptoms during this outbreak in Cambodia," Buchy told the CP.

"Nous n'avons trouvé aucun cas de H5N1, ainsi personne ne semblait avoir de syptomes asyptomatiques ou à faible prévalence pendant cette éruption."

On the bright side, Buchy was quoted as saying the data indicate the virus still finds it difficult to jump from poultry to humans.

Dr. Nancy Cox, head of the influenza branch at the US Centers for Disease Control and Prevention (CDC) in Atlanta, concurred with Buchy, but added: "On the other side of the coin, it means that the case-fatality rate is still very high. And that is a negative thing."

"Le revers de la médaille, c'est que cela signifie que le taux de mortalité est très élevé. Et ceci est très négatif."

Experts have suggested that the current case fatality rate for avian flu, about 56%, could be inaccurate because milder or asymptomatic cases have not been identified.

Les experts suggéraient jusqu'à présent que le taux de mortalité pour la grippe aviaire était de 56%, du fait des cas asymptompatiques ou faiblement prévalents  non identifiés: ceci pourrait être faux.

"The work in Cambodia is extremely important because it shows that we really aren't missing that much," Cox told the CP. However, she added that it is important to conduct research on a larger scale to determine whether mild or asymptomatic cases are occurring, and said such studies are planned.

Le travail au Cambodge est extremement important, parce qu'il montre qu'en fait, nous ne manquons pas vraiment de données; le médecin a ajouté qu'il fallait absolument conduire des recherches à plus grande échelle pour déteminer si ces cas "doux"ou de faible prévalence se produisent réellement.

Par member CaT
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 2 avril 2006
Oseltamivir Resistance in Influenza A (H5N1) Infection
( les passages les plus intéressants feront l'objet d'un etraduction sous peu AD )

To the Editor: De Jong et al. (Dec. 22 issue)1 report resistance to oseltamivir in two of three recent deaths from influenza A (H5N1) virus infection and recommend investigation into new antiviral drugs for use either alone or in combination with oseltamivir. Zanamivir is another licensed neuraminidase inhibitor. Studies with nebulized and intravenous preparations suggest that zanamivir has good safety and efficacy, even in patients with underlying respiratory disease.2,3,4 The H274Y mutation that confers resistance to oseltamivir inpatients with H5N1 infection does not confer cross-resistance to zanamivir, a phenomenon attributable to differences in binding properties.5 A treatment regimen combining these two neuraminidase inhibitors would be expected to reduce the opportunity for the selection of resistant mutants, in a manner akin to the use of dual nucleoside analogues in antiretroviral therapy.


Ravindra K. Gupta, M.P.H., M.R.C.P.
Jonathan S. Nguyen-Van-Tam, M.B.E., D.M.
Health Protection Agency
London NW9 5HT, United Kingdom

The authors reply: Zanamivir is an attractive antiviral drug for combined treatment of influenza A (H5N1) because of nonoverlapping resistance patterns in this drug and oseltamivir. However, the licensed preparation of zanamivir may be less appealing since it is administered by inhalation, which provides drugs predominantly to the upper respiratory tract. Since human infection with current strains of influenza H5N1 can be associated with disseminated infection and replication in the lower respiratory tract and extrapulmonary sites,1,2,3 combined treatment with nebulized zanamivir and oral oseltamivir would be likely to result in monotherapy in the lower respiratory tract and nonrespiratory sites. Although it would be important to evaluate the effects of combined treatment with zanamivir in influenza H5N1, the route of administration will need to be carefully considered.

Menno D. de Jong, M.D., Ph.D.
Oxford University Clinical Research Unit
Ho Chi Minh City, Vietnam

source:

http://content.nejm.org/cgi/content/full/354/13/1423 du Volume 354:1423-1424 March 30, 2006 Number 13

Par member AD
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 5 mai 2006
SUCPETIBILITE GENETIQUE AU H5N1 , UNE QUESTION DE RECEPTEURS ?
<http://www.promedmail.org>

d'apres cet article ,est cela semble coherent, les patients infectés viennent
souvent de la meme famille
Mais il s'agit souvent d'enfant et de leur mere ou pere, mais jamais
de mari et femme..ce qui laisse penser à un facteur genetique
Celui evoqué : presence de receptuers 2 3 ( aviaires) dasn le tractus
respiratoire sup, permettant au virus de " s'implanter" dans l'organisme
bien que les etres humains aient des recepteurs 2 3, les gens qui ont été
infectés devraient en avoir plus que la moyenne

des etudes vont etre faites sur les survivants pour verifier cette idée




Date: Thu 4 May 2006



People who have been infected with the H5N1 avian influenza virus
might be especially susceptible to avian viruses because they are
genetically predisposed to them, leading disease experts suggested on
Thu 4 May 2006. Of the 205 [now 206 - Mod.CP] reported cases of human
infections since late 2003, there have been many family clusters
involving blood relatives, such as father and children, mothers and
daughters. Of the total infections, 113 people died in 9 countries.

"There have been family clusters. So there has to be certainly a
genetic aspect to it," Robert Webster of the St Jude Children's
Research Hospital told a bird flu conference organized by the Lancet
medical journal in Singapore.

Another leading expert, Hiroshi Kida, who has spent more than 3
decades working on viruses, has long harbored the same theory. "There
has not been a single case of infection involving husband and wife
[i.e. family members not related by blood] ," Kida said told the
Reuters News Agency in an interview. Kida is with the Department of
Diseases Control at Hokkaido University in Japan. Kida explained that
people infected with H5N1 have a carbohydrate receptor on cells
lining their throats. The receptor -- called alpha 2,3 -- is
predominantly found in birds and avian influenza viruses like to bind
to this class of receptors to replicate and cause disease.

Human influenza viruses, however, prefer to bind to another receptor
called alpha 2,6, which is dominant in humans. "I think people who
are infected with avian strains are special. They must have alpha 2,3
receptors," Kida said. Although humans have some amount of alpha 2,3,
Kida said alpha 2,6 was by far more "dominant" in most people. [For a
more precise discussion, see ProMED-mail post archived as "Avian
influenza virus (03): virus receptor distribution 20060322.0893". - Mod.CP]

Kida is now trying to look for H5N1 survivors in Viet Nam and
Thailand to verify his theory, and if it proves to be true, it could
mean that most people simply cannot catch H5N1 easily -- unless the
virus mutates. "If it changes receptor specificity, then it must be
dangerous," Kida said.

Many experts see H5N1 [virus] as possibly triggering an influenza
pandemic that is long overdue. But that could happen only if it
mutates sufficiently to become easily passed among people. Most of
its victims contracted the virus directly from sick birds. And there
have not been any proven cases of human-to-human transmission.

Although very little is known about the virus, much work has been
done to find out how it is transmitted, why so few people have been
infected, and why it hasn't yet become infectious among people. A
group of researchers recently postulated that the virus lodges itself
deep in the lungs, and not in the upper respiratory tract where it
could more easily dislodge itself, get out of the body and spread.
But while Kida does not dismiss this theory, he thinks it is not the only one.
Par member
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 9 août 2006

HISTORY OF MEDICINE

Plume et Anne

http://www.annals.org/cgi/content/full/145/2/138

Influenza in 1918: Recollections of the Epidemic in Philadelphia

Isaac Starr, MD

18 July 2006 | Volume 145 Issue 2 | Pages 138-140

Cet essai décrit ce qui s'est produit dans l'hôpital, et dans la ville dans l'ensemble, pendant la pandémie. Certains dispositifs du tableau clinique de la plupart des patients permettent d'avoir l'espoir que la thérapie moderne empêchera une répétition de la mortalité affreuse.


Editor's Note: This essay first appeared in Annals of Internal Medicine in 1976.

L'été de 1918 est tombé entre les deuxièmes et troisième années de mes cours à l'université de l'école de Medecine Pennsylvanie . La première guerre mondiale faisait rage. Moi et toute ma classe, excepté quelques quakers objecteurs de conscience, avaient été enrôlés dans les corps médicaux d'armée ou de marine. Mais nous n'avions pas été encore appelés, ainsi ai je passé le début de l'été dans la recherche au laboratoire biologique marin à Wood Hole dans le Massachusetts.
Tard en août,j'ai apprécié un bref voyage de marche dans les montagnes blanches avec mon père ; pendant ce voyage j'ai vu un rapport comme quoi il y avait une épidémie de grippe en Espagne. Je suis revenu à Philadelphie pour trouver la communauté medicale à la fois en alerte et excitée. Dans le milieu de l'été,le consul britannique avait été informé qu'un cargo britannique s' approchait de Philadelphie avec son equipage sérieusement malade. Le consul s'est arrangé avec l'hôpital de l'université pour leur soin, et une salle a été dégagée pour les recevoir. Dans cette salle ont été apportés environ 25 marins indiens -- Lascars -- dès que le navire s'est amarré. Ils étaient très malades ; des précautions anti infectieuses ont été prises immédiatement. Les membres expérimentés du personnel ont convenu que les marins avaient une pneumonie grave d'un type avec lequel ils étaient peu familiers. Environ 25% des Lascars est mort, mais un cas semblable n'est apparu pendant quelques semaines, ainsi l'alarme s'est calmée.
A la premiere des conférences médicales régulières du vendredi le professeur de la médecine, Dr. Stengel (1) a abandonné le programme habituel pour parler de la grippe. (en tant que cinquième président de l'université américaine des médecins, Alfred Stengel, MD [ 1868-1939 ] "a provoqué sa réorganisation complète et a crée l'organisation exceptionnelle de spécialistes en medecine interne en Amérique" [ 1 ].) De son 'expérience avec l'épidémie précédente de 1888, il a décrivit les trois formes principales de la maladie : ceux dans lesquelles les symptomes pulmonaire, les symptômes gastro-intestinaux et ou nerveux ont prédominé. Ses suggestions pour le traitement étaient négatives ; il a cru que l'utilisation des dérivés de goudron de houille tels que le phénacetine et l'acetanilid était contre indiqués ; il n'avait aucune confiance dans aucun des remèdes qui avaient été proposés. Pour moi et mes camarades de classe, la connaissance de la maladie à laquelle nous devions bientot faire face a été limitée au contenu de cette conférence.
Le lundi matin suivant, le doyen a annoncé qu'une épidémie a été jugée etre en train de se développer et que, avec tant de médecins praticiens partis dans l'armée, nos services étaient nécessaires pour nous occuper des malades. Ainsi, pour les troisième et quatrièmes classes d'année, l'école médicale s'est fermée.
Pendant l'année précédente, 1917, une petite école de médecine à Philadelphie, l'université Médico-Chiurgicale, avait fusionné avec l'université de Pennsylvanie. L'hôpital de cette petite école a été programmé pour être complètement démoli pour faire place à un nouveau boulevard, et la moitié du bâtiment était déjà démolie. La pièce se tenant toujours debout était aussitôt convertie en hôpital de secours. Les ouvriers employèrent des cloisons de bois provisoires pour clore les espaces précédemment ouverts par la démolition. Une chaudière fut placée dans la rue pour assurer de la chaleur, et les raccordements de l'eau et électriques furent restaurés.
Avec les mêmes moyens; environ cinq planchers furent aménagés, prêts pour   être utilisés, chacun contenant environ 25 lits. L'aménagement de ces lits, lesquels avaient été démantelés et entreposés à proximité, fut le premier travail des étudiants affectés à l'hôpital de secours ; cela fut accompli en 3 jours.   Quand les patients ont commencé à arriver, les étudiants de 4ème-année effectuèrent le travail des internes ; moi et d'autres étudiants de 3ème année agissions en tant qu'infirmiers. Un "
infirmier qualifié régulier" était compétant pour l'aide et la consultation pendant le jour et d'autres pendant la nuit. Tout le personnel médical était en blouse et instruit sur les précautions à prendre avec la maladie infectieuse.    Je me suis bientôt retrouvé « infirmier principal » sur le plancher supérieur pour l'équipe commençant à 16 h. et finissant à minuit. Il n'y avait aucune installation pour que le personnel dorme à l'hôpital, aussi, après mon travail, je faisais en voiture 21 milles jusqu'à ma maison, à Chestnut Hill, avec mon ami et camarade de classe Joe Stockes Jr, qui vivait si loin qu'il aurait été difficile qu'il fasse les déplacements de sa maison. (Des ans après, Joseph Stockes Jr.,MD [1896–1972] , était le Président du département de la pédiatrie, école de médecine, à l'université de Pennsylvanie.)
 
Bientôt les lits étaient pleins, mais personne sur mon plancher n'était très malade. Les patients avaient de la fièvre mais assez peu. Beaucoup semblaient avoir cherché l'admission principalement parce que tout le monde dans leur famille était malade et que personne n'était resté à la maison pour prendre soin d'eux.    Malheureusement les dispositions cliniques de beaucoup changèrent bientôt rigoureusement. Comme leurs poumons s'emplissaient de râles, les patients ont eu un souffle de plus en plus court, et sont devenus de plus en plus cyanosés. Après avoir haleté pendant plusieurs heures ils sont devenus délirants et incontinents, et beaucoup sont morts en luttant pour libérer leurs voies aériennes d'une mousse teintée de sang qui parfois jaillissait de leur nez et de leur bouche.
 
 C'était quelque chose d'abominable.    Pensant à ma fonction en tant qu'infirmier, j'étais disposé à effectuer les ordres que l'on me donnait. Mais pour la plupart des patients il n'y avait aucun ordre, et beaucoup sont morts sans avoir été vu par un autre préposé médical que moi meme .  
 Les médecins qui apparaissaient occasionnellement, venaient principalement de spécialistes à la retraite depuis longtemps. Ils ont fait de leur mieux. Je rappelle d'un laryngologiste qui voyait des herpès labiaux sur un patient cyanotique haletant et était très intéressé par cela et avait prescrit une application de gaïac. Un autre vieux médecin m'a montré comment faire « des ventouses » et je suis devenu expert pour allumer une mèche de coton dans un récipient et l'appliquer sur la peau sans brûler le patient. Une autre instruction de digitaline pour un patient mort par un dosage que l'on m'avait enseigné beaucoup de fois, était maximale ; elle n'a pas été donnée.
   Un docteur m'a braillé de ne pas maintenir les fenêtres ouvertes, une technique normale dans le traitement de la pneumonie à cette époque ; J'étais assurément négligent et je méritais la réprimande. Mais plus tard on criait dans la rue, et nous avons découvert que Mike avait posé le moteur du piano en équilibre sur le rebord de la fenêtre, prêt à tomber. Recueillant les cohortes médicales nous avons convergé vers lui, avons détourné l'attention, nous sommes précipités sur lui, avons saisie ses bras et jambes, et porté triomphalement de nouveau au lit, et attachée. Mais peu un plus tard il y avait une autre agitation dans la salle ; Mike, délirant, avait fait tourner le lit vers le haut et se déplaçait dans la salle. Il a vécu seulement quelques heures après ceci.  
 
 Ensuite il y avait la famille juive dont la fille de 18 ans était désespérément malade. Elle ravagée par la fièvre, et à mon oeil elle était très belle. Le père, la mère, les frères, et les soeurs s'étaient réunis autour d'elle, et eux ne la quittaient pas. Après avoir souffert pendant quelques jours, c'était elle qui les a quittés.   
J'ai eu deux idées de thérapie, une cueillie lors de mon cours de pharmacologie, que j'ai essayé en absence d'autres ordres. Quand la mousse pulmonaire mettait en danger la vie je donnais de l'atropine ; quand le patient était moribond et l'impulsion faible j'injectais de l'huile de camphre.
J'ai été bientôt convaincu que l'atropine était sans valeur, mais, en dépit de l'enseignement pharmacologique moderne, je ne suis toujours pas aussi sûr de l'inefficacité du camphre.
 À quelques occasions il y avait une impulsion après une telle injection, mais j'étais trop occupé et trop fatigué pour obtenir la vraie preuve. Et les patients étaient bientôt morts malgré cela. Nous avions quelques réservoirs d'oxygène mais aucune façon efficace de l'administrer. (John Scott Haldane [1860-1936] avait déjà lancé la thérapie de l'oxygène en Grande-Bretagne [2].) Par conséquent nos tentatives de thérapie étaient des exercices futiles, mais peut-être que nos efforts ont servi à nous maintenir, moi et quelques autres, trop occupés pour noter à quel point ils étaient inutiles.  
 
 Ainsi mes patients qui sont souvent entrés dans la salle avec ce qui semblait être une maladie mineure sont devenus en quelques jours délirants et incontinents, haletant pour trouver leur souffle et profondément cyanosés. Après un jour ou deux de lutte intense, ils sont morts. Quand je suis revenu faire mon devoir à 16 h, J'en ai trouvé peu que j'avais vus avant. Ceci s'est produit nuit après nuit. Je pense probablement que ceux chargés des admissions, dans le but louable de séparer les patients qui pourraient récupérer de ceux évidemment destinés à mourir, concentraient les derniers dans ma salle sur le plancher supérieur. Les décès dans l'hôpital ont dans l'ensemble excédé 25% par nuit pendant la crête de l'épidémie. Pour faire place à d'autres, les corps étaient jetés en l'air de la cave dans les camions, qui une fois remplis transportaient au loin leur chargement.
Quand nos fardeaux étaient les pires à supporter, nous avons commencé à obtenir l'aide de sources inattendues. Une nonne m'a arrêté dans le hall, a dit qu'on lui avait donné mon nom et qu'elle et quelques autres soeurs étaient désireuses d'aider. Sur ces derniers, trois portaient les vêtements noirs des Soeurs ordinaires de la Charité. Trois autres en habits blancs appartenaient à un ordre cloîtré et, j'étais informé, qu'on leur avait donné une permission spéciale par l'évêque pour travailler dans l'hôpital pour la durée de l'urgence.
 Un prêtre catholique est arrivé donnent l'extrême onction aux mourants ; il y avait ainsi beaucoup de ces derniers et peu temps pour eux. Deux ecclésiastiques protestants sont arrivés ensemble et se sont rapportés à moi . J'ai proposé qu'ils assurent le service de transport des morts de la salle à la morgue improvisée dans le sous-sol ; ce service était malheureusement nécessaire car les morts s'accumulaient.
D'autres femmes sont venues aider, la plupart d'entre elles liées aux églises.
Une débutante était l'un de mes employées les plus efficaces . Je n'ai jamais su comment ou pourquoi elle est venue travailler avec moi. Ni tous ceux que je qualifierai de volontaires avec succès. Je me rappelle une des nonnes « blanches » tremblant comme une feuille et ne répondant pas du tout à quand je lui ai demandé de faire quelque chose ; Je me suis demandé depuis combien de temps elle n'avait pas vu ou parlé à un homme, et alors je me suis rappelé que j'étais masqué à ses yeux.
Un autre homme d'église a succombé à des pleurs incontrôlables et a dû être renvoyé à la maison.    Tandis que ceci continuait dans ma salle, la vie de la ville s'était presque arrêtée. Les réunions publiques étaient interdites, au point qu'il n'y avait plus aucun jeu, films, concerts, ou offices religieux. Les écoles étaient fermées. Quelques magasins et entreprises restaient ouverts, d'autres pas. Tous les programmes des trains furent réduits à ceux du dimanche, et ceux-ci ne pourraient pas toujours être gardés.
 Joe Stokes et moi avons souvent compté les voitures qui passaient lorsque nous faisions en voiture les 12 milles entre Chestnut Hill et l'hôpital des urgences au centre ville ; sur un de nos voyages de minuit nous n'avons croisé aucune voiture.    Une veuve très riche vivant avec ses domestiques dans une grande maison en banlieue est tombée malade et morte sans pouvoir obtenir les services d'un médecin ou d'une infirmière.
 Les étudiants en médecine non affectés à l'hôpital de secours, utilisant des voitures avec les insignes médicaux, circulaient en voiture jusqu'aux taudis de la ville et étaient immédiatement entourés par une foule les implorant de voir leurs amis ou proches parents malades. Il y avait une mortalité épouvantable parmi les jeunes femmes enceintes.   
 
Notre personnel a obtenu des renforts et les choses allèrent mieux pour notre salle. Bientôt tous les patients étaient alimentés rapidement, les incontinents nettoyés sans trop de retard, les moribonds étaient éloignés de la vue générale, et les morts enlevés promptement. Après environ 2 semaines, les décès sur le plancher supérieur ont commencé à diminuer, et ensuite ils ont diminué rapidement. Tandis que la maladie pulmonaire chronique telle que l'emphysème et la bronchiectasis étaient un problème pour certains de ceux qui avaient survécu à l'attaque aiguë, après 3 semaines le pire était clairement passé.   
Une maladie fébrile douce, identifiée comme élément de l'épidémie seulement par le fait qu'il n'y avait aucune autre explication pour elle, est apparue dans la population avec une fréquence décroissante dans les semaines suivantes. Je l'ai eue moi-même et je n'ai été malade que durant quelques jours seulement. Ainsi, aussi mystérieusement qu'il était venu, le tueur est parti.    Après environ 5 semaines, les classes médicales ont repris, et nos vies sont lentement revenues à la normale.
Leçons  pour  le FUTUR ?
Quant que je regarde en arrière sur ces expériences médicales inoubliables, je peux à peine croire qu'elles ont eu lieu il y a presque 60 ans et que je suis l'un des quelques médecins américains restants qui ont servi pendant cette grande tragédie. L'alarme récente au sujet de la possibilité d'une autre épidémie m'a incité à enregistrer mes expériences, dans l'espoir que des préposés médicaux seront mieux préparés à ce qu'ils pourraient avoir à faire face que nous ne l’étions.
Notre expérience à Philadelphie n'était pas unique, et les caractéristiques principales du tableau clinique dans 1918 méritent d'être soulignés.
 Le caractère duel de la maladie a semblé évident. Les débuts étaient ceux d'une maladie fébrile de sévérité seulement modérée ; après une semaine ou davantage la plupart des patients ont récupéré uneventfully. Mais un nombre affligeant, après plusieurs jours de la même maladie douce, a soudainement développé des complications pulmonaires d'une sévérité dévastatrice. À son maximum la cyanose a atteint une intensité que je n'ai jamais vue depuis.
En effet la rumeur a obtenu à ce sujet que "la mort noire" était revenue, et je n'ai aucun doute que la cyanose accompagnant les pestes pneumoniques médiévales était très semblable dans son origine physiologique à celle que j'ai vue chez mes patients. Au plus fort de l'épidémie environ un cinquième de toute la population patiente de l'hôpital d'urgence est morte chaque nuit. Voir un cas après un autre partir en morceaux ? Après l'admission à notre hôpital nous ait fait nous demander s'il y avait un réservoir d'infection dans l'hôpital lui-même qui eut été responsable de cette lourde mortalité. Le fait que les préposés médicaux qui travaillaient là , furent épargnés rend cette hypothèse peu probable ; aucun de mes camarades de classe n'est mort, et très peu sont devenus malades. Peut-être les masques, les blouses et le lavage de mains ont fait plus pour nous protéger que nous n'étions en droit de le prévoir.
Certainement, avec la mort tout autour de nous, nous fûmes encouragés à faire aussi attention que nous le pouvions, mais nous étions si occupés et si fatigués que nous avons oublié les précautions, et les patient : l' un après l'autre toussèrent à notre visage pendant nous prenions soins d'eux. Il y a bonne raison de croire qu'une future épidémie pourrait être manipulée beaucoup plus efficacement que ne le fût la dernière.
 Des possibilités de prévention inhérentes aux nouveaux vaccins , je suis incompétent pour en juger. Tandis que non prouvée avec certitude, l'hypothèse que la maladie douce initiale était d'origine virale et les complications pulmonaires d'origine bactérienne intègre les faits tels que nous les avons vus en 1918.
 Si les antibiotiques disponibles à ce jour préviendront ou traiteront la pneumonie secondaire comme ils le font pour des pneumonies bactériennes de tant d'autres types, il devrait y avoir peu ou pas de mortalité dans une future épidémie de la grippe.

 



Par member
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 29 août 2006
http://www.who.int/csr/disease/avian_influenza/guidelines/case_definition2006_08_29/en/index.html
trad : Anne
Background :

 Le report précis et rapide des cas de grippe H5N1 à l'OMS est la pierre angulaire pour surveiller l'évolution globale de cette maladie et le risque correspondant de l'emergence d'un virus pandémique.
En collaboration avec plusieurs associés, l'OMS a développé des définitions normalisées des cas pour faciliter :
 1. report  et classification des cas humains de l'infection H5N1 par les services d'hygiène nationaux et internationaux.
 2. Standardisation de langue pour la communication.
3. Comparabilité des données à travers le temps et les secteurs géographiques.

 Application des définitions de cas H5N1 :

1. Les définitions de cas s'appliquent à la phase actuelle de l'alerte de pandémie (phase 3) et peuvent changer pendant que de nouvelles informations sur la maladie ou son épidémiologie deviennent disponibles.

2. Les autorités nationales devraient formellement informer  les seuls cas H5N1 probables et confirmés à l'OMS. Les définitions de cas pour les personnes sous investigation et les cas suspectés ont été développées pour aider des autorités nationales en classifiant et en dépistant les cas.

 3. Les définitions de cas ne sont pas prévues pour fournir des descriptions complètes de la maladie des patients mais pour normaliser plutôt le report des cas.

4. Dans des situations cliniques exigeant des décisions au sujet de traitement, du soin ou du triage des personnes pouvant avoir l'infection H5N1, ces décisions devraient être basées sur le jugement clinique et le raisonnement épidémiologique, et non sur l'adhérence aux définitions de cas. Alors que la plupart des patients présentant l'infection H5N1 se sont présentés avec de la fièvre et les plaintes respiratoires basses, le spectre clinique est large.

Définitions des cas :

Personne sous investigation :

personne que les autorités sanitaires ont décidé d'étudier, de surveiller pour déceler ou non l'infection du virus H5N1.

1) cas H5N1 suspecté:

 personne présentant un symptôme respiratoire aiguë bas non expliqué avec une fièvre inférieure à 38°C, toux, souffle court ou difficulté respiratoire
ET
Une ou plusieurs expositions dans les 7 jours précédant le début des symptômes :

a. Contact étroit (à moins de 1 mètre, par ex en soignant, parlant, touchant )  avec une personne etant un cas probable ou suspecté ou avéré de H5n1

b. Exposition par manipulation, abattage, plumage, préparation pour la consommation de volailles ou d' oiseaux sauvages ou leurs restes ou une exposition aux environnements souillés par leurs fèces dans un secteur où des infections H5N1 chez les animaux ou les humains ont été suspectées ou confirmées au cours du mois écoulé.

c. Consommation de produits crus ou pas assez cuits de volaille dans un secteur où des infections H5N1 chez les animaux ou les humains ont été suspectées ou confirmées au cours du mois écoulé.

d. Contact étroit avec un animal infecté par le H5N1 (cas confirmé) autre que la volaille ou les oiseaux sauvages (par exemple le chat ou le porc)

e. Manipulation des échantillons (animal ou humain) suspectés de contenir le virus H5N1 dans un laboratoire ou tous autres endroits.

2 ) Cas H5N1 probable :

- definition 1 :
Ce cas regroupe tous les aspects du cas suspecté
ET
Un des critères additionnels suivants :

- Suspicion ou évidence d'une pneumonie aiguë sur la radiographie de thorax plus signes de deffaillances respiratoire (hypoxémie,  tachypnée severe)
OU
- confirmation positive  laboratoire d'une infection de la grippe de type A mais sans preuve pour le H5N1.

-  definition 2 :
Mais aussi cette définition regroupe les éléments suivants:
mort  par maladie respiratoire aiguë non expliquée,  considérée être épidémiologiquement liée par le temps, l' endroit, et l' exposition à un cas probable ou confirmé H5N1.

3) Cas H5N1 confirmé

Il s'agit d' une personne regroupant les critères pour un cas suspecté ou un cas probable
ET
- Un des résultats positifs suivant conduit par un laboratoire national, régional ou international de la grippe dont les résultats des tests sont acceptés par l'OMS comme confirmant le virus H5N1:

a. Isolement d'un virus H5N1

b. Résultats positifs d'une PCR de type H5 en utilisant deux cibles différentes au niveau de la PCR, par exemple amorces spécifiques pour hemagglutinine de la grippe A et H5 .

c .Une élévation de 4 fois ou plus des anticorps spécifiques au H5N1.,baséesur le test d'un specimen serique en phase aigue ( pris 7 jours ou moins apres le debut des symptomes ) et d'un serum convalescent
le serum convalescent doit avoir un titre d'anticorps de 1/80 ou plus

d . un titre d'ancicorps par microneutralization pour le H5N1, de 1/80 ou plus sur un serum simple pris à J14, ou plus tard apres le debut des symptomes, et un resultat positif usant un test serologique different, par exemple, un test d'inhibition de l'hemagglutination des globules rouges de cheval d'un titre de 1/60 ou plus, ou un test Western blot specifique du H5 positif

Par member
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 11 septembre 2006

TEMPETE DE CYTOKINE LORS Du TEST DU TGN 142

d'apres le new england J MED 2006. 355

un resumé
anne
( quelques commentaires ou explications entre parenthese, italique )

TGN 142 :
fabriqué par le labo boeringher ingelheim
trial conduit par Parexel international, sponsorisé par TeGenero.

les auteurs de ce rapport sont un groupe de cliniciens du NHS qui ont pris en charge les patients apres leur transfert au NHS

patients et sources des données
les auteurs n'ont pas de relation contractuelle  avec Paraxel international ou Te Genero
etude publiée avec l'accord des patients et celui des medecins testant le medicament TGN142, et qui ont fournis toutes  les données cliniques et de labos possible afin d'aider à la prise de decision au moment de l'incident

RESULTATS

age 19 a 34.mediane 29.5 ans
hommes
pas de patho medicale, en forme les 2 semaines avant le test
resultat labo normaux

injection à 8 H ,  durée de 3à 6 mn, dose de  0, 1mg par kilo de poids
2 autres recoivent une injection placebo, ceci en double aveugle
( ni le patient ni le medecin ne sont au courant de  celui qui  recoit le medicament , pour ne pas influencer les uns et les autres )

Les 6 se vont de plus en plus mal ,souffrant quasiment des memes symptomes, quasi au meme moment,  alors que les 2 qui ont recu le placebo, vont bien.
Tous souffrent d'une tempete de cytokine :  deux des hommes sont tres atteints et transférés à la 12 eme heure en  unité de soin intensive ( les autres seront transferés plus tard ) a l'hopital SAINT MARC . Ils ont tous une deffaillance organique multiple  de meca inconnu et de severité inpredictible

reponse initiale apres la perfusion :
( je ne donne que la mediane des Heures ou minutes et des effets)
60 mn apres( de 50 à 90 mn par ex ) :
 maux de tete, severes pour 5, lombalgies pour 6 ( 77 mn)
se sentent mal , ,nausée, vomissement, diarrhée
5 ont une amnésie ( perte memoire) de courte durée associée avec une pyrexie severe ( fievre +++ ) , agitation, ou les deux.
tous ont une reponse inflammatoire systemique qui induit : erytheme et vasodilatation peripherique, avec des frissons chez 4 en 59 mn

Hypotension à 240 mn, plus tachycardie ( 110 à 145 / mn)
perfusion de ringer lactate pd ce temsp
temperature de 39 .5 à 40 ° à 240 mn
à 300 mn apres injection :
 le patient n ° 1 a des signes de défaillance respiratoire, tachypnée ( respiration rapide)  et PaO2 à 52 mm de Hg à l'air ambiant ( concentration de l'O2 dans le sang dans les paquerettes )
on lui met de l'O2 au masque.
la RADIO PULMONAIRE  revele des infiltrats
cet resultat n'est pas concordant avec la reponse attendue chez un homme en  bonne santé, suite à une perfusion de moins de 4 litres( ceci elimine une reaction à trop de remplissage sanguin) Il n'y a  pas de bronchospame ou d'oedéme l'aryngé

Les 6 ont commencé à etre traités empiriquement dans l'unité de recherche :
200 mg d'hydrocortisone IV, 10 mg de chlorpheniramine IV
1 gr d'acetaminophene IV
 etc.

 
Le patient 6 devient hypotensif (TA = 6.5 / 4... c'est un collapsus..)
developpe une acidose metabolique, une détresse respiratoire marquée avec hypoxie réfractaire au TTT par O2
Il est intubé, ventilé, admis en REA.;il a de severe anomalies hemodynamiques, ainsi que de la fonction pulmonaire et de la coagulation.
PA O2 à 84, sous 10% d'O2

les autres patients sont transferés 16 H apres la perfusion, car inquietude sur l'evolution et au vu de  la deterioration rapide

traitement et evolution ulterieure :
de 16 à 20 h apres perfusion :
detresse respiratoire : tachypnée, utilisation des muscles respiratoires accessoires, infiltrat pulmonaire bilateral à la radio; dyspnée pour 2.
atteinte renale : et CIVD pour tous
tous ont une lymphopenie, monocytopenie, avec baisse des neutrophiles
ca va mal pour tous

pas de preuve de choc CARDIOGENIQUE PRIMAIRE, pas de Bronchospasme ou oedeme laryngé, ou de signes cutanés d'anaphylaxie .

il n'y a pas de signes neurologiques, évoquant un choc  vasodilatatoire neurogene ( on elimine les causes frequentes de chocs circulatoire )

TT empirique :
-1 gr de methylpredinsolone IV en moyenne  16 H apres le test
avec doses idem à 40 et 64 H  ( ce sont des doses de cheval : en pratique , on donne 100 mg par 24 H.. je n'ai jamais entendu parler de telles doses. Il s'agit de plus de methyl prednisolone, qui a 4 a 5 fois plus d'effets anti inflammatoires que l'hydrocortisone donnée au debut du choc )
- anti interleukine 2 recepteur antagonist AC, pour 3 jours, empiriquement, debut à 25 .5 H
-activation potentielle des reponses histaminergiques : traitées par ranitidine IV 50 mg toutes les 8 H ( antihistaminique utilisé encore pour le traitement de l'ulcere gastrique )
etc..traitement vraiment intensif : medicaments stimulants cardiaque par ex

TT rea :
les 6 patients sont oliguriques ( peu d'urine ) , acidose metabolique, augmentation taux de creatinine ( signe l'insuffisance renale )
sont dyalisés dans les 36 H apres, à un taux de 1 litre par H puis de 4 litres.

tous ont eu un remplacement des composants du sang : plasma frais congelé, des cryoprecipités, globules rouges et plaquettes irradiés  ( les lympho ayant disparu, on donne des cellules irradiées )

PROGRESSION CLINIQUE

1,2 , 3 ; 4 continuent à  avoir des myalgies, une fievre intermittente, et des flush erythemateux , pd 48 H. puis leur symptomes et signes ont diminué de maniere marquée
leur traitement immunosupresseur est diminué a 100 mg IV d'hydrocortisone avec dose orale  de methylpred  ( durée totale 21 jours )
dyalise : durée moyenne : 28 H

pression positive en O2 :  de 4 à 77 h

5 et 6  evolution plus complexe
cela allait un peu mieux pd 48 H, mais la fievre est remontée, episodes de flush erythemateux disseminés
intubation, ventilation assistée
patient 6 : ischemie peripherique dans les secteurs de stokage ( et glove ??? ) qui se reduira, excepté dans des zones de necrose au x pieds et aux mains

cela a continué un certain temps en rea

sur les 30 autres jours :
tous les patients ont une desquamation generalisée , faiblesse musculaire,
5 ont des myalgies tardives, cephallées, a l'arret du traitement corticoide, difficulté de concentration,
3 ont des hyperalgies

.

Cet article traduit par ANNE est à rapprocher de cette toute dernière parution de NATURE

http://www.nature.com/news/2006/060904/full/nm1493.html

Par member ANNE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 16 octobre 2006
Oseltamivir Resistance during Treatment of Influenza A (H5N1) Infection
Menno D. de Jong, M.D., Ph.D., Tran Tan Thanh, M.Sc., Truong Huu Khanh, M.D., Vo Minh Hien, M.D., Gavin J.D. Smith, Ph.D., Nguyen Vinh Chau, M.D., Bach Van Cam, M.D., Phan Tu Qui, M.D., Do Quang Ha, M.D., Ph.D., Yi Guan, M.D., Ph.D., J.S. Malik Peiris, D.Phil., M.D., Tran Tinh Hien, M.D., Ph.D., and Jeremy Farrar, D.Phil., F.R.C.P.

 
SUMMARY

Influenza A (H5N1) virus with an amino acid substitution in neuraminidase conferring high-level resistance to oseltamivir was isolated from two of eight Vietnamese patients during oseltamivir treatment. Both patients died of influenza A (H5N1) virus infection, despite early initiation of treatment in one patient. Surviving patients had rapid declines in the viral load to undetectable levels during treatment. These observations suggest that resistance can emerge during the currently recommended regimen of oseltamivir therapy and may be associated with clinical deterioration and that the strategy for the treatment of influenza A (H5N1) virus infection should include additional antiviral agents.


Influenza A (H5N1) virus causes severe disease in humans and poses an unprecedented pandemic threat.1,2,3 The neuraminidase inhibitor oseltamivir constitutes an important treatment option, and stockpiling of this drug is part of pandemic-preparedness plans.4 However, data on the efficacy and development of drug resistance in human influenza A (H5N1) virus are scarce. We report the isolation of oseltamivir-resistant influenza A (H5N1) variants from two patients who died of the infection, in one case despite the early initiation of treatment. Furthermore, we provide evidence suggesting that the presence of detectable virus after the completion of treatment is associated with a poor outcome. These observations have implications for the treatment of influenza A (H5N1) virus infection.

Case Report

A previously healthy 13-year-old Vietnamese girl weighing 28 kg (Patient 1 in Table 1) presented to a hospital in Dong Thap Province on January 22, 2005, with a one-day history of fever and cough. The day before, her mother (Patient 2 in Table 1) had died of influenza A (H5N1) virus infection after one day of oseltamivir treatment. Virus isolated from the mother did not reveal oseltamivir-resistance mutations. Because influenza A (H5N1) virus infection was suspected in the child at presentation, she received an initial 75-mg dose of oseltamivir and was transferred to a pediatric referral hospital. On admission, she had a temperature of 40.3°C, a pulse of 106 beats per minute, a respiratory rate of 36 breaths per minute, and normal blood pressure. Results of physical examination and routine biochemical measurements were unremarkable. Hematologic measurements showed a white-cell count of 4800 cells per cubic millimeter (normal range, 5500 to 15,500), with 12 percent lymphocytes, and a platelet count of 183,000 cells per cubic millimeter (normal range, 250,000 to 550,000). A blood culture showed no growth. A chest radiograph revealed a small focal pulmonary infiltrate in the right middle lobe (Figure 1A).

View this table:
[in this window]
[in a new window]
 
Table 1. Patients' Characteristics and Clinical and Virologic Outcome.

 

View larger version (89K):
[in this window]
[in a new window]
 
Figure 1. Serial Chest Radiographs Obtained from Patient 1.

A chest radiograph obtained at admission revealed a small focal pulmonary infiltrate in the right middle zone (Panel A). A chest radiograph obtained two days later showed minimal progression of the infiltrate (Panel B). On day 3, the pneumonia had progressed to involve most of the right middle zone (Panel C), and further progression was noted on day 4 (Panel D) and day 6 (Panel E), the day the patient died.

 
The patient received a second 75-mg dose of oseltamivir within 6 hours after the first, followed by a third dose within the first 24 hours after admission. Treatment was then continued for four days at the standard dose of 75 mg twice daily. Antibiotic treatment with ceftriaxone and amikacin was also given. During the first three days after admission, the patient remained in stable condition and did not require supplemental oxygen. A chest radiograph obtained on January 24 showed minimal progression of the infiltrate (Figure 1B). At that time, her white-cell count was 3100 cells per cubic millimeter, with 26 percent lymphocytes.

On January 25 (the fourth day of oseltamivir treatment), the child's respiratory condition worsened and supplemental high-dose oxygen was given, initially by nasal cannula and later by continuous positive airway pressure. Antibiotic treatment was switched to vancomycin, ciprofloxacin, and amikacin. At this time, the pneumonia involved most of the right middle zone (Figure 1C). A chest radiograph obtained on January 26 showed further progression of the infiltrate (Figure 1D). Hematologic and biochemical measurements revealed a white-cell count of 1800 cells per cubic millimeter, with 41 percent lymphocytes; a platelet count of 97,000 cells per cubic millimeter; and increased serum alanine aminotransferase and aspartate aminotransferase levels (144 and 279 U per liter, respectively; normal range, less than 55 and less than 50, respectively). Her respiratory condition continued to worsen, and she was intubated and ventilation was begun on January 27. A chest radiograph obtained on January 28 showed pneumonia involving the entire right lung and extension to the left lung (Figure 1E). She died the same day. No autopsy was performed.

Methods

Patients and Clinical Specimens

We examined sequential pharyngeal swabs from Patient 1 and seven additional patients with influenza A (H5N1) infection from whom at least one pharyngeal swab obtained before treatment and during treatment with oseltamivir was available. The swabs were collected in viral-transport medium and stored at –80°C.

Virologic Investigations

Virus isolation was performed in Madin–Darby canine-kidney cells in biosafety level III culture facilities, and influenza viruses were identified by serotype-specific reverse-transcriptase–polymerase-chain-reaction (RT-PCR) assays and hemagglutination-inhibition assays, as described previously.2,5,6 For the diagnosis of influenza A (H5N1) infection, nucleic acids were purified from 100 µl of pharyngeal specimens and subtype-specific RT-PCR assays were performed as described previously.2,7,8 Quantitation of influenza A RNA was performed with the use of a real-time RT-PCR assay as described previously.6 The limit of detection of this assay is 1000 copies of RNA per milliliter. Quantitative analyses of serial pharyngeal specimens were performed in a batch-wise fashion. Positive and negative controls were included in all tests.

Sequence Analysis of Neuraminidase Genes

The sequence of the neuraminidase gene of initial viral isolates was analyzed as described previously,9 with the use of a BigDye Terminator Cycle Sequencing Kit (version 3.1, Applied Biosystems) on an ABI PRISM 3700 DNA Analyzer (Applied Biosystems). Sequence fragments were assembled and edited with the use of Lasergene software (version 6.0, DNASTAR). For direct sequencing of viral RNA from clinical specimens and follow-up isolates, a 200-bp fragment of N1 encompassing amino acid position 274 was amplified (primers available on request) and sequenced with the use of a CEQ Dye Terminator Cycle Sequencing Kit on a CEQ8000 system (Beckman Coulter). Alignment and residue analyses were performed with the use of BioEdit software (version 7). GenBank accession numbers of N1 sequences are shown in the Supplementary Appendix (available with the full text of this article at www.nejm.org).

Results

Isolation of Oseltamivir-Resistant influenza A (H5N1) Variants from Patient 1

Influenza A (H5N1) virus infection was diagnosed in another local laboratory by RT-PCR assay of a pharyngeal swab obtained at admission. This specimen was not available for further analysis. In our laboratory, influenza A (H5N1) virus was isolated from a throat swab obtained from Patient 1 on the fourth day of oseltamivir treatment (January 25, 2005). Sequence analysis of the neuraminidase gene revealed the substitution of tyrosine for histidine at amino acid position 274 (H274Y), associated with high-level resistance to oseltamivir in influenza (N1) viruses.10 Analysis of the raw sequencing traces revealed the presence of a minor subpopulation of wild-type 274H variants among predominating 274Y mutants (Figure 2). Virus was also isolated from a throat specimen obtained on January 28, 2005, two days after the completion of treatment. Sequence analyses of this strain as well as of viral RNA extracted directly from the swab also revealed the H274Y change in N1. Although sequencing traces also revealed the presence of a minor wild-type 274H population in viral RNA from the swab, only 274Y variants were observed in the isolate, possibly reflecting overgrowth of the predominant mutant population during culture. Determination of influenza A (H5N1) RNA levels showed that the viral load had increased in the second specimen (Figure 3).


View larger version (13K):
[in this window]
[in a new window]
 
Figure 2. Sequencing Trace of the Neuraminidase Gene of Influenza A (H5N1) Virus Isolated from Patient 1 on the Fourth Day of Oseltamivir Treatment.

The arrow indicates the dominant T peak, with a smaller C peak at nucleotide position 763. A C->T mutation at this position results in the substitution of tyrosine (encoded by TAC) for histidine (encoded by CAC) at amino acid position 274, which confers resistance to oseltamivir in N1-subtype influenza viruses.

 

View larger version (23K):
[in this window]
[in a new window]
 
Figure 3. Influenza A (H5N1) Viral RNA Load in Throat Swabs from Eight Patients.

Blue lines represent patients who survived influenza A (H5N1) virus infection, and red lines represent patients who died. The dashed horizontal line denotes the limit of detection of the RT-PCR assay. The arrows indicate the specimens from which oseltamivir-resistant influenza A (H5N1) variants were isolated. No virus was isolated from any other specimen besides samples obtained at admission.

 
Virologic Responses and Isolation of a Second Oseltamivir-Resistant Strain

Of 13 patients with RT-PCR–confirmed influenza A (H5N1) infection who were admitted to the Hospital for Tropical Diseases in Ho Chi Minh City, Vietnam, between January 2004 and February 2005, at least one throat swab obtained before treatment and during treatment was available from 7 patients (Patients 2 through 8 in Table 1; additional information on clinical features at admission, treatment, and outcomes is available in the Supplementary Appendix). Treatment with oseltamivir at the recommended dose and duration (75 mg twice daily for five days, with a weight-based reduction in the dose in children less than 13 years old) was begun on the day of admission in all patients. The remaining six patients, for whom only specimens obtained at admission and not during treatment were available, presented at similar days of illness (median, six days; range, four to seven) and also began to receive oseltamivir therapy on the day of admission. Five of these patients died within one to eight days after admission (median, three).

Influenza A (H5N1) virus was isolated from throat swabs obtained at admission from six of the seven patients (Patients 2, 3, 5, 6, 7, and 8). Sequence analysis of the neuraminidase genes of these viruses revealed the wild-type 274H residue alone. Measurements of the viral RNA load in sequential throat specimens showed rapid declines to undetectable levels in four patients who survived, whereas viral RNA was still detectable at the completion of oseltamivir treatment in two patients who died (Patients 3 and 4 in Figure 3). The remaining patient died during the second day after admission, at which time an increase in the viral RNA load was observed (Patient 2 in Figure 3). Direct sequencing revealed only wild-type 274H virus in the second specimen from this patient.

All subsequent throat specimens from Patients 3 through 8 were cultured. Of these specimens, influenza A (H5N1) virus was isolated only from the last specimen from Patient 4, obtained three days after the completion of treatment (Figure 3). Sequence analysis of this isolate revealed the H274Y substitution in N1. Although sequencing traces of the isolate revealed only mutant 274Y variants, direct sequencing of viral RNA from the same swab revealed evidence of a minor subpopulation of wild-type 274H viruses similar to that in specimens from Patient 1. Patient 4 died of respiratory failure six days after the isolation of resistant virus. Direct sequences of viral RNA from swabs obtained at admission and after two days of treatment showed wild-type 274H virus alone. The limited sensitivity of the method precluded direct sequencing of further samples from this patient. Likewise, no direct sequences could be obtained from the last specimen obtained from Patient 3.

Discussion

We report the isolation from two Vietnamese patients of influenza A (H5N1) viruses with a H274Y substitution in the neuraminidase gene, which confers high-level resistance to oseltamivir.10,11 In contrast to the recent report of a partially resistant influenza A (H5N1) virus isolated during once-daily prophylactic treatment with oseltamivir,11 the viruses in our patients were isolated during or shortly after a course of oseltamivir at therapeutic twice-daily doses, and mutant 274Y variants predominated. Furthermore, although the patient with partially resistant virus ultimately received oseltamivir at therapeutic doses and survived,11 both of our patients died.

Patient 1 was treated with doses of oseltamivir that were relatively high for her weight, especially during the first day of treatment. Moreover, in this patient, unlike most patients with influenza A (H5N1) virus infection, treatment was started when the greatest clinical benefit could be expected: within 48 hours after the onset of symptoms. Indeed, her clinical condition remained stable during the first three days of treatment without the need for supplemental oxygen. However, on the fourth day of treatment she became progressively dependent on oxygen, her white-cell and platelet counts fell, and there was laboratory evidence of hepatitis. At the time of her death, the viral load in her throat had increased. These observations suggest that the development of drug resistance contributed to the failure of therapy and, ultimately, the death of this patient. In the second patient, the viral RNA load declined during treatment, but not to undetectable levels. Whereas only wild-type 274H virus was detectable after two days of treatment, 274Y mutant virus was isolated shortly after treatment. Although a direct relationship between the emergence of resistance and this patient's death was less clear, the presence of replicating virus after 14 days of illness suggests an effect on the outcome.

The emergence of resistant influenza A (H5N1) variants during oseltamivir treatment should not be surprising. In adults with influenza A (H1N1) or (H3N2) virus infection, the development of resistance to oseltamivir is rare, but resistant viral variants have been detected in up to 18 percent of children who receive oseltamivir.12,13,14 The difference in resistance rates between adults and children may be explained by the occurrence of a primary infection in children associated with higher rates of viral replication owing to a lack of previous immunity. Since humans have no previous immunity to influenza A (H5N1) virus, all human infections with this virus are primary infections. In addition, studies in animals indicate particularly high levels of replication of current influenza A (H5N1) strains.15,16

The efficacy of oseltamivir is unlikely to be optimal when treatment is instituted late in the course of illness, as has been the case in most patients with influenza A (H5N1) virus infection reported to date.1,2 However, antiviral treatment could still be expected to be beneficial when there is evidence of ongoing viral replication. Such benefit is suggested by the rapid decline in the viral load to undetectable levels in all four survivors in the current series. In contrast, virus was still detectable at the end of treatment in three patients who died of the infection after receiving the full course of treatment, two of whom had oseltamivir-resistant virus isolated from throat specimens. Our observations suggest that at least in some patients with influenza A (H5N1) virus infection, treatment with the recommended dose of oseltamivir incompletely suppresses viral replication. Besides allowing the infection to proceed, such incomplete suppression provides opportunities for drug resistance to develop. Multiple mechanisms may account for inadequate viral suppression by oseltamivir, including overwhelming viral replication, as suggested by the results of studies in mice15 and altered pharmacokinetics in severely ill patients, who are apt to have diarrhea.1,2,3 Strategies aimed at improving antiviral efficacy (e.g., the use of higher doses, longer durations of therapy, or combination therapy) may deserve further evaluation. In addition, antiviral agents to which oseltamivir-resistant influenza viruses remain susceptible should be included in treatment arsenals for influenza A (H5N1) virus infections.

Supported by the Wellcome Trust, United Kingdom.

No potential conflict of interest relevant to this article was reported.


Source Information

From the Oxford University Clinical Research Unit, Hospital for Tropical Diseases (M.D.J., T.T.T., D.Q.H., J.F.), Pediatric Hospital Number One (T.H.K., B.V.C., P.T.Q.), and the Hospital for Tropical Diseases (V.M.H., N.V.C., T.T.H.)— all in Ho Chi Minh City, Vietnam; and the Department of Microbiology, University of Hong Kong, Queen Mary Hospital, Hong Kong Special Administrative Region, China (G.J.D.S., Y.G., J.S.M.P.).

Address reprint requests to Dr. de Jong at the Oxford University Clinical Research Unit, Hospital for Tropical Diseases, 190 Ben Ham Tu, District 5, Ho Chi Minh City, Vietnam, or at mddejong@hcm.vnn.vn .

Par member
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Recommander

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles

INFOS

 

 6 internaute(s) sur ce blog 

sur les  42350 

Internautes d'Over Blog,

Il est

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus