La crise de l'expertise scientifique française

Publié le par member RJP

signalé par la liste H5N1 cet article fort intéressant des Echos dont nous reproduisons le début :

La crise de l'expertise scientifique française

par MATTHIEU QUIRET 26/092006

Des scientifiques sont sollicités afin d'établir des recommandations sur les risques sanitaires ou environnementaux. Un rôle inconfortable et mal défini en France.
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Cette étude de l'Afsset montre que, bizarrement, les experts n'ont pas la même échelle d'évaluation des risques que le public. Exemple, les retombées de l'accident Tchernobyl, plus redoutées par le public que par les institutionnels.

L'expertise scientifique va-t-elle sortir de la crise ? Ces derniers jours, l'actualité a remis en lumière l'une des problématiques les plus vives de notre société. Quelques parcs à huîtres subissent, sur le bassin d'Arcachon, une efflorescence de phytoplanctons toxiques et ce sont les recommandations des toxicologues qui sont vilipendées. Les chercheurs de l'Ifremer chiffrent la disparition du thon rouge, mais les pêcheurs marseillais obtiennent gain de cause. D'un autre côté, l'expertise se fait prendre en flagrant délit avec un rapport de l'administration dénonçant le manque de rigueur des deux derniers rapports de l'Afsset sur les risques de la téléphonie mobile.

En fait, la crise de l'expertise scientifique est permanente. L'Inserm publie cette année une étude sur les troubles de comportement de la petite enfance et ses chercheurs sont aussitôt accusés de dérive sécuritaire. Depuis vingt ans, les climatologues brandissent les signes du réchauffement climatique mais, à la veille d'un nouveau rapport alarmiste de l'IPCC, ils subissent une campagne de dénigrement.

...la suite est à lire à l'adresse : http://www.lesechos.fr/info/metiers/4474596.htm

l'article format les Echos sous PDF 1 page

bien vu et c'est sans doute ça qui participerait d'une rupture vraie en France...

"Dans les autres pays, on a résolu partiellement la question par la transparence. Les experts sont sélectionnés par appel d'offres puis leur liste est publiée. La déclaration des liens d'intérêts (DLI) est également rendue publique et mise à jour à chaque séance de l'expertise. Cette DLI peut prendre de nombreuses formes : tel spécialiste qui se rend au congrès grâce à un labo, tel autre qui rédige des documents vulgarisés pour un opérateur de téléphonie mobile, etc. Enfin, les experts étrangers sont toujours tenus d'officialiser leur rapports. En France, de nombreux travaux sont au contraire volontairement tenus privés. Certains laboratoires ne veulent pas donner leurs DLI."

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